Notre affixe

Le choix de notre affixe à été longuement réfléchis et surtout ... longuement négocié ! Le choix d'un affixe est important car une fois attribué vous le gardez à vie. L'affixe est la première fenêtre sur votre élevage.

Le choix donc fut cornélien !

Karim optait pour des noms plutôt rigolos alors que je me tournais surtout vers des noms plus romantique ! Femme oblige !

Il à bien fallut trancher !!!!

Étant une grande fan des légendes Celtiques et cherchant sur le net une idée qui nous mettrait d'accord tout les deux, je suis tombé sur la légende des Korrigans !

C'était parfait ! Ils sont un mélange de magie Celtique et hantent bien des légendes Bretonnes et sont aussi réputés pour être de vilains garnements si le coeur leur en dit ! Après quelques choix possible nous sommes tombés d'accord pour l'affixe :        De la Magie Korrigane ......

Je vous laisse découvrir ces petits magiciens sur cette page !

 


Parmi les innombrables petits êtres surnaturels qui figurent dans les légendes Celtes, figurent des nains malicieux, typiquement bretons, que l'on appelle :          Les Korrigans.

De taille minuscule, ils possèdent une grosse tête fort laide et très ridée. Loin d'être immortels, ils naissent et meurent sous terre, sous les dolmens. Ils ne sont pas méchants mais seulement espiègles. Ils jouent des tours pendables à qui leur manque de respect, mais à ceux qui les traitent comme il convient, ils témoignent de la bienveillance et rendent maints services.

L'ouvrage ne leur fait pas peur, ils sont dotés d'une force extraordinaire. C’est la nuit qu’ils sont le plus visibles, préférant rester cachés le jour. Les Korrigans sont  les gardiens des trésors des collines ... réputés pour êtres de grand Alchimistes !

  

  Photo : korrigan.jpg 

 

La légende du manoir de Coatbily

Au temps passé, il existait sur la montagne voisine une maison de korrigans, sans doute un dolmen, et ces malicieux petits êtres avaient pris la fâcheuse habitude d'envahir chaque nuit le manoir pour s'y livrer à un infernal fête. On les entendait courir de la cave au grenier, s'appeler de leurs voix graves et discordantes, mener dans toutes les chambres un affreux remue-ménage. Les habitants, même de Coatbily, n'étaient pas à l'abri de leurs brimades.

Le dernier d'entre eux qui se couchait était assuré de recevoir, sur la partie charnue de sa personne qu'il devait tendre pour se fourrer dans le lit clos, une épouvantable tape saluée aussitôt par des rires stridents et des hurlements de jubilation. Le tapage était tel, les ustensiles, la vaisselle, les meubles, semblaient si terriblement bouleversés, secoués, traînés à hue et à dia, qu'on s'attendait à les retrouver le lendemain matin disloqués ou réduits en miettes. Eh bien pas du tout ! A l' aurore, chaque chose avait repris sa place habituelle et n'offrait aucune trace du dur traitement que les lutins lui avaient fait subir.

D'ailleurs, ceux-ci, lorsqu'ils exécutaient dans la grande salle leurs rondes folles, s'accompagnaient souvent d'un refrain breton traduisible à peu près ainsi : " Rions, sautons, chantons, dansons, du crépuscule à l'aube claire. Mais tout ce que nous défaisons, Hélas ! Il nous faut refaire ".

Désolé de ne plus pouvoir dormir en paix , d'être abandonné par ses domestiques qui cherchaient ailleurs des maisons plus tranquilles, le seigneur de Coatbilly s'en alla consulter la vieille Tinah de la Croix des Gardiens, matrone expérimentée et d"excellent conseil. Après lui avoir offert un écu neuf et une poule pondeuse, il lui exposa son cas en détail. La bonne femme écoutait sans mot dire. Elle réfléchit longtemps, puis, se levant, sortit sur le seuil et examina le soleil, qui descendait vers les bois de Quistinic au milieu de nuages rouges comme braise. "Cela va bien, prononça-t-elle. Il y aura vent cette nuit, il faut en profiter. Mais dites-moi d'abord : par où les Korrigans entrent-ils dans votre manoir ?

- Par n'importe où, Tinah, au besoin par le trou de la serrure. J'ai beau tout fermer et verrouiller soigneusement, ils arrivent toujours à découvrir quelques pertuis. Mais je dois dire qu'avant d'envahir ma maison, ils en ont fait le tour, et ils remarquent une porte ou une fenêtre mal close, c'est par là qu'ils pénètrent chez moi.

Eh bien, monsieur, voici ce qu'il convient de faire. Ce soir , vous laisserez ouvertes des lucarnes de votre grenier. Vous poserez sur l'appui un sac de plumes dont l'ouverture sera déliée et tournée en dehors. Vous y attacherez une corde qui traînera jusqu'au pied de la muraille. Soyez sûr que les Korrigans voudront se servir de cette corde pour entrer. Ils s'y suspendront et leur poids fera basculer le sac.
Mais celui-ci ne tombera pas jusqu'en bas, parce que vous l'aurez retenu par une corde fixée à l'une des solives. Il restera donc en suspens. Tout son contenu se videra et sera emporté par le vent. Comme ils l'avouent dans leurs chansons, les Korrigans sont obligés, par leur nature, de remettre en place ce qu'ils ont dérangé. Ils seront donc forcés de courir après vos plumes et de toutes les ramasser. Celles-ci étant dispersées aux quatre coins du ciel, ils n'arriveront jamais à tout retrouver, et la honte les empêchera de revenir désormais chez vous ".

Les instructions de la vieille Tinah furent suivies de point en point et les choses se passèrent selon ses prévisions. Un concert horrible de glapissements et d'imprécations suivit la chute du sac et l'envol éperdu de ce qu'il renfermait.
Il y eut des galopades, des bonds, des clameurs dans la cour, dans les bois, dans les champs, dans les prés, puis le bruit s'éloigna, s'amoindrit, s'éteignit.
 

Depuis, Coatbilly n'a jamais reçu la visite des Korrigans, et ses aimables habitants peuvent dormir, aujourd'hui, sans crainte des mauvais esprits, sur leurs deux oreilles.

 

 

 Photo : chandelier.jpg

 

La reine des Korrigans

Il était une fois un pauvre pêcheur qui s'appelait Pierre Cavalin. Il demeurait en haut d’une falaise surplombant la mer. Ce soir-là, il faisait mauvais temps. Pierre, assis au coin de la cheminée, mangeait une bonne soupe au lard avec quelques tartines de pain beurré.

Tout à coup on frappa : Pierre alla ouvrir la porte. Une vieille femme, toute ruisselante, vêtue de guenilles entra. Le pauvre pêcheur l’invita à s’approcher du feu et à partager sa nourriture. La pauvresse but sa soupe avec appétit. Alors, elle lui dit qu’elle était la reine des korrigans. Pour le récompenser de sa bonté, elle l’invita dans son palais au pied de la falaise. Elle lui dit d’apporter trois sacs. A minuit pile, Pierre entrait dans la grotte des Korrigans. Dans une grande salle toute illuminée dansaient des centaines de Korrigans habillés de rouge. Le pêcheur fut entraîné par les lutins dans une ronde interminable. Pierre aperçut des coffres emplis d’or. La reine lui dit qu’il pouvait en prendre autant qu’il voulait à condition de partir avant le chant du coq.

Il mangea, dansa toute la nuit. Quand le soleil commença à se lever, il se précipita pour remplir ses sacs d’or. Soudain, le chant du coq retentit. Pierre courut vers la sortie. Il avait trop attendu : Lorsqu’il arriva chez lui, il ouvrit ses sacs et constata que son trésor s’était transformé en cendres. Pierre était triste. A la tombée de la nuit, la reine des Korrigans revint le voir. Elle eut pitié de lui. Elle lui offrit un plat magique, en terre, qui se remplissait de nourriture à chaque fois qu’on le désirait.
Pierre Cavalin conserva le plat en terre toute sa vie durant et ainsi, il n’eut plus jamais faim.

 

 

 

 

 

 

 

korrigan lit

 

Le Korrigan de la bibliothèque

L'histoire débute le jour où, le grand-père de Marie, libraire de son état, décide qu'il n'a plus la force de s'occuper de sa boutique. Il est somme toute serein car Marie, qui va le remplacer, a développé cette même passion pour les livres, grâce à lui en partie. Mais une ombre efface son sourire alors qu'il observe sa petite fille qui, rayonnante de bonheur, découvre son nouveau royaume.

Il se décide enfin à lui confier ce qu'il estime être un lourd fardeau : "Mon enfant", dit-il, " Ta joie me fait chaud au cœur, mais j'ai quelque chose de grave à te révéler".
Devant le regard soudain perplexe de Marie, il continue :

" Tu vois , cette boutique , ça a été mon morceau de bonheur à moi dans ma vie .
Mais il faut pourtant que tu saches que la nuit il s'y passe d'étranges choses .
Il continua son récit pour en arriver à la fatale conclusion : "Je crois la boutique hantée !..."


Marie, qui aime trop son grand-père pour se moquer de lui, lui assure du plus sérieux qu'elle peut qu'elle gardera la situation bien en main et qu'elle saura, le cas échéant, tenir tête à une bande d'ectoplasmes férus de littérature. Le lendemain, arrivant tôt à la boutique, Marie trouve qu'il y règne un désordre indescriptible. Elle en reste sans voix. Marie n'est pas superstitieuse et ne croit pas aux sortilèges. Aussi, tout en remettant de l'ordre, elle décide d'en avoir le coeur net et, la journée finie, elle s'enferme à double tour dans sa boutique.

Les heures s'égrènent, au clocher voisin, désespérément monotones quand, passés les douze coups de minuit, un léger bruit la tire brusquement de la douce somnolence dans laquelle elle avait peu à peu sombré. Levant lentement les yeux, elle découvre, ahurie, juché sur l'encrier du comptoir, un être minuscule à la barbe immense, râlant et pestant, le nez plongé dans un manuscrit. Tout à coup, le petit homme jette au loin le livre et se met à sauter en tout sens, grimpant sur les rayonnages en faisant tomber quantité de livres.

Tout à son désarroi devant cette apparition insensée, la folle attitude du lutin la surprend encore davantage, les Korigans s'ils peuvent êtres facétieux ont pour obligation de remettrent chaque chose à sa place avant la fin de la nuit. Quand aux premières lueurs de l'aube, le chant du coq se fait entendre dans le lointain, le Korrigan se faufile dans son trou de souris et disparaît laissant un grand désordre.

Encore sous le coup de la surprise, elle se met machinalement à ranger le fatras de livres. Tout au long de la journée, elle songe à l'extraordinaire aventure qu'elle vient de vivre et soudain, comme l'après-midi touche à sa fin, une idée lui vient "....Et si ? ..."

Elle ouvre un des tiroirs où elle a fourré tout le bric-à-brac de son grand-père et sort le fruit de ses recherches : un vieux monocle, oublié là par un client distrait. "Et si c'était simplement cela ?..."se dit-elle.


Le soir venu, elle met le monocle bien en évidence sur le comptoir et se cache à nouveau. Quand minuit sonna à la vieille horloge, notre petit bougre jaillit de son trou et grimpa sur le bureau. Curieux comme tout lutin qui se respecte, il observe le monocle, le tourne et le retourne et regardant au travers découvre, éberlué, le grossissement des lettres d'une enveloppe posée là. Pris soudain d'une joie folle, il bondit en tout sens. De sa cachette Marie sourit : "C'était bien cela, à force d'avoir le nez plongé dans les livres, le pauvre Korrigan était devenu incapable de lire quoi ce soit, l'âge y étant sans doute pour beaucoup, ce qui le mettait dans une rage folle."

De ce jour, la librairie brilla comme un sou neuf, rangée à la perfection, les livres époussetés, les bois des bibliothèques bien cirés. Un sourire venait souvent aux lèvres de sa libraire à l'idée des efforts que le lutin déployait pour la remercier. Mais si elle en parla jamais à son grand-père, cela nul ne le sait.

 

Bibliographie (pour les histoires sur les Korrigans): Les Fées / Brian Froud et Alan Lee / Albin Michel / Paris

 

 

 

 ©Auteur: Rannou Gaëlle, toute reproduction interdite textes ou photos, même partielle. Site protégé par dépôt de diffusion à l'agence pour la protection des programmes (A.P.P 75019 Paris)

Dernière mise à jour de cette page le 31/03/2008

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